décès de Saadallah Wannous, dramaturge et critique littéraire d’origine syrienne – Almanach

décès de Saadallah Wannous, dramaturge et critique littéraire d’origine syrienne – Almanach


Le 15 mai 1997 marque la mort de Saadallah Wannous, dramaturge et critique littéraire  syrien. Il est le 1er dramaturge arabe à présenter le discours qui accompagne la Journée Mondiale du Théâtre en 1996.

 

Une figure de proue du théâtre syrien

Saadallah Wannous voit le jour en Syrie à Hussein al-Bahr. Dans sa jeunesse, il décroche une bourse et rejoint le Caire pour y faire des études en Journalisme. Après ses études, celui-ci revient dans son pays natal et débute sa carrière d’auteur dramatique tout en travaillant pour le compte du journal As-Safir (Liban) et Al-Baath (Syrie).

En 1960, Saadallah Wannous s’installe à Paris afin d’approfondir ses connaissances sur le théâtre. Enrichi de nouvelles influences, il retourne ensuite en Syrie où il milite pour un théâtre alliant tradition et modernité. En 1969, il est à l’origine d’un projet visant à mettre en place un festival de théâtre à Damas. En 1970, Saadallah Wannous contribue à fonder l’Institut supérieur des Arts dramatiques de Damas. Entre 1982 et 1990, il interrompt sa carrière et cesse ses activités artistiques en raison du conflit israélo-arabe.

 

5 années de lutte

En 1990, Saadallah Wannous signe The Rapes, une pièce qui aborde le conflit israélo-arabe. Parmi ses réalisations on peut citer également Rituel pour une métamorphose, Miniatures, Ephémères mais aussi des pièces qui laissent de profondes empreintes sur le théâtre arabe comme Le roi est le roi, Fête pour le 5 juin,  La Tête du mamelouk Jâbir. En 1996, sollicité par l’Institut International du Théâtre et l’Unesco, Saadallah Wannous est le 1er dramaturge arabe à prononcer le discours accompagnant la Journée Mondiale du Théâtre.

Durant près de 5 années, le dramaturge lutte courageusement contre le cancer. Mais à l’âge de 56 ans, c’est finalement la maladie qui remporte. Saadallah Wannous laisse en héritage une dizaine de pièces dont certaines lui ont valu des récompenses telles que le prix culturel du Sultan « Al-Owais » en 1997.



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